L'histoire de l'art est périssable. Le babillage de l'art est éternel.

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... tout un chacun ... trouve agaçant qu'on raconte sa vie selon une autre interprétation que la sienne propre.
L'incroyable capacité humaine à remodeler le réel à l'image de son idéal ...
Il faut arroser les souvenirs comme des fleurs en pot et cet arrosage exige un contact régulier avec des témoins du passé, c'est-à-dire avec des amis.
Le coeur serré, je pense au jour où Panurge ne fera plus rire.
... elle marchait, et si elle marchait c'était parce que l'âme, lorsque l'inquiétude la travaille, exige le mouvement, ne peut tenir en place, car lorsqu'elle se tient immobile la douleur se fait terrible.
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Dans le monde moderne abandonné par la philosophie, fractionné par des centaines de spécialisations scientifiques, le roman nous reste comme le dernier observatoire d'où l'on puisse embrasser la vie humaine comme un tout.
La vie est courte, la lecture est longue et la littérature est en train de se suicider par une prolifération insensée.
Tandis que la réalité n'a aucune honte à se répéter, la pensée, face à la répétition de la réalité, finit toujours par se taire.
Dans nos vies où tout est planifié, déterminé, le seul inattendu possible est une erreur de la machine administrative avec ses conséquences imprévisibles. L'erreur bureaucratique devient la seule poésie (poésie noire) de notre époque.
Les jeunes imitent les jeunes; les vieux n'imitent pas les vieux.